Après notre belle expérience sur l'île de Santorini, nous continuons notre trajet vers les autres îles soit celles de Naxos et Paros. Le 20 mars, nous prenons le bateau qui nous mène vers l'île de Naxos, une petite heure et quart de trajet et nous voilà rendus. Naxos est la plus grande île des Cyclades. Sa capitale, Hora, est très agréable et charmante. Nous y retrouvons sur la rue principale le port avec toutes ses petites "tabernas", ses boutiques et ses résidents qui sont très accueillants. Nous visitons les sites historiques du village où nous retrouvons, entre-autres, la porte du temple d'Apollon que nous apercevons à notre arrivée par bateau, le "Kastro" qui est une petite citadelle vénétienne et la Cathédrale catholique. Naxos est aussi reconnue pour ses belles plages aux eaux cristallines si éblouissantes. Malheureusement, nous ne sommes pas demeurés assez longtemps à Naxos car nous avions notre départ le lendemain pour l'île de Paros. Encore là, une petite heure et quart de bateau afin de se rendre sur l'île. Paros est petite et en faire la visite n'est pas trop compliquée. Nous avons loué une voiture afin de mieux profiter de l'ìle et visiter de petits villages tout aussi charmants les uns que les autres. Évidemment, nous y
retrouvons de belles plages, certaines en sable et beaucoup en galets. Naoussa, petit village qui est devenu l'un des plus branchés des Cyclades avec ses boîtes de nuit, durant l'été les jeunes s'y rendent pour y faire la fête. Le village de Lefkes, ancienne capitale de l'île a connu sa prospérité par l'exploitation de son marbre blanc. C'est un endroit très tranquille, village accroché à la montagne dans un beau décor vert avec tous ses arbres fruitiers. L'église "Agia Triada" est dominée par deux clochers de marbre et à l'arrière se trouve le cimetière dans lequel nous trouvons des épitaphes de marbre blanc.C'est vraiment charmant les îles et comme nous avions beaucoup aimé, nous avons décidé de modifier notre parcours en changeant nos billets pour continuer notre route vers Syros et Mykonos. La nuit précédant notre départ il fait tempête, de la pluie qui tombe à verses et des
vents de très forte intensité. Notre bateau doit partir à 19h45, nous attendons, un peu inquiets de voir le temps qui ne se calme pas et on va vérifier au bureau de l'agence. On nous dit que dû au mauvais temps, le bateau est retardé d'au moins une heure. Le trajet Paros-Syros prend à peu près 2 heures mais compte tenu du vent de plus en plus violent et de la mer agitée, ca va sûrement prendre plus de deux heures. Nous ne sommes pas très confiants de partir dans cette température et décidons de rester à Paros, on partira le lendemain si la tempête est terminée. Nous sommes donc retournés à notre hôtel et par curiosité allons quand même voir au port si le bateau arrive. Oui, il arrive vers 21h15 et il a beaucoup de difficultés à s'accoster. Il vente à écorner les boeufs et les vagues font danser le bateau. Quelques personnes attendent pour embarquer et l'employé du bateau se met à crier à tue-tête, à cause des forts vents, "vite vite embarquez". Les gens se sont mis à courir pour embarquer mais deux personnes qui étaient là avec leur bagage, ont hésité et finalement ne sont pas embarqués. Somme toute, nous avons pris la bonne décision et aucun regret. Tout compte fait, comme on annonce du mauvais temps pour plusieurs jours et que la mer demeure très agitée nous décidons de retourner sur le continent car le bateau qui relie Paros à Athènes et plus gros et plus stable sur une mer agitée. Il est capable d'affronter des vents de 120 km/h. Nous ne sommes pas assez "marins" pour continuer à voyager sur la mer par ce temps maussade.Le lendemain matin, nous allons au comptoir de vente des billets pour s'informer de l'heure à laquelle le bateau part pour Athènes....Hein! hein! pas de bateau aujourd'hui, annulé à cause du
mauvais temps. On nous dit de vérifier souvent avec eux car si la mer se calme il pourrait y avoir un départ. On est le 25 mars, c'est leur fête nationale de l'Indépendance. Beaucoup de commerces sont fermés, tout le village se regroupe après la messe à la place centrale pour un petit défilé en cette occasion. Nous passons la journée à attendre des nouvelles concernant le bateau, viendra-t-il, ne viendra-t-il pas? Finalement, vers 14 h30 on nous confirme qu'il viendra vers 16 heures. Même si la température est mauvaise, mais moins que la veille, les vagues et le vent ont diminué un peu, on prend la chance de partir parce que là on est un peu écoeurés, trois jours sur la petite île, on n'a plus rien à faire ici, pas assez chaud pour la bronzette. Le bateau arrive à 17h30, il vente en #"/$%? mais on part, on en a pour 4 heures et demi en mer. On espère juste que le vent va cesser ou du moins qu'il diminuera. Linda prend ses tites pilules pour le mal de mer et on est partis, Michel fait de même. Ça brasse un peu mais c'est supportable. On arrive au Piré (Pireaus) port de Athènes, il est 21 h 30, on embarque dans le métro et go à l'hôtel. Une bonne nuit de repos avant de nous lancer à la découverte du Péloponnèse. Nous vous en reparlerons bientôt.

